Japon, Le combat d’un maître de thé

JAPON, LE COMBAT D’UN MAÎTRE DE THÉ ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR Kate Thompson-Gorry et Taro Yamashita PRODUIT PAR Nicolas DESCHAMPS Norico TANAKA-WADA Satoshi TAKAHASHI © ARTE France,Troisième Œil Productions, Shizuoka Broadcasting System LOGLINE Au pied du Mont Fuji, Mohei Honda,…

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JAPON, LE COMBAT D’UN MAÎTRE DE THÉ

ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR
Kate Thompson-Gorry et Taro Yamashita

PRODUIT PAR
Nicolas DESCHAMPS
Norico TANAKA-WADA
Satoshi TAKAHASHI

© ARTE France,Troisième Œil Productions, Shizuoka Broadcasting System

LOGLINE

Au pied du Mont Fuji, Mohei Honda, 36 ans, est l’un des maîtres de thé les plus innovateurs du Japon. À la tête d’une poignée de jeunes précurseurs, Mohei expérimente, épure et réinvente l’art ancestral du thé qui offre, selon lui, le parfait antidote à la frénésie du monde actuel. Allant jusqu’à parcourir le pays en « thé truck» avec, comme destination ultime, la conquête des Tokyoïtes…

RÉSUMÉ
La région de Shizuoka, au Japon, est renommée pour produire le meilleur thé vert du pays. C’est là, au pied du Mont Fuji, que Eichi Honda, dit Mohei, cultive les parcelles familiales. Avec son père, il accomplit avec délicatesse la torréfaction à la vapeur, qui sublime les arômes et les vertus médicinales de la récolte. À 36 ans, Mohei a déjà connu deux vies : parti faire des études d’économie à Tokyo, il a été rattrapé par son amour de la terre, et s’est finalement plongé corps et âme dans la culture du thé. Sa soif de curiosité le pousse même à s’initier au Sado, l’ art traditionnel japonais de la cérémonie du thé, très rarement pratiquée par les cultivateurs.

Mais Mohei a conscience que l’avenir du thé est menacé au Japon. Désuète, la tradition du Sado n’évoque plus qu’une curiosité touristique. La majorité des japonais consomme le thé sous forme de boissons industrielles, issus d’une production intensive. L’art du thé, hérité du bouddhisme zen, a perdu toute sa valeur. Avec la chute du prix du thé et le vieillissement des producteurs, les plantations ferment à tour de bras. Mohei ne peut accepter cette situation. Persuadé que les vertus spirituelles et médicinales du thé sont, au contraire, essentielles au monde moderne, le jeune Maitre de thé a décidé de tout faire pour démocratiser le thé. De par son parcours et son audace, il a tout pour réussir ce trait d’union.

Autour de lui s’est constitué une petite bande de jeunes maîtres de thé, aux mêmes aspirations, qui le soutient dans sa démarche. Alors que la pandémie de Covid19 aggrave encore la situation, cette génération, créative et passionnée, est déterminée à renouveler la tradition et à réagir. Leur vision est claire : il faut créer une nouvelle culture du thé, plus en phase avec l’époque, axée sur le plaisir des sens, le respect de la nature et la convivialité. Après avoir décloisonné les cérémonies en officiant par internet ou en plein champs,
Mohei se prépare à son défi ultime : conquérir les Tokyoïtes pressés en allant à leur rencontre au volant d’un camion converti en « thé truck »…

À travers la quête personnelle de ce jeune maître de thé, volontaire et visionnaire, se dessine toute une génération qui tente de construire une autre société japonaise qui puisse réconcilier valeurs ancestrales et monde moderne, où l’homme et la nature auraient toute leur place.

© Taro Yamashita et Kate Thompson-Gorry

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